TOHU-BOHU POUR UNE OCCUPATION

Publié le par Yaqzan

 

Ou d'une indignation d'origine pavlovienne incontrôlée

Mon patron ne s'appelle pas Panurge. D'ailleurs je n'ai pas de patron. J'ai un guide  qui se nomme raisonnement libre et indépendant. Je n'aime pas les partis parce que je n'aime ni les parti pris ni l'embrigadement. Je n'aime pas non plus les associations et mouvements divers qui prétendent lutter contre ceci ou cela. Ils finissent tous par tomber dans le dogmatisme et les certitudes.  Celles-ci par nature interdisent le questionnement et le débat d'idées pour conduire finalement à un intégrisme idéologique qui n'a rien à envier à son cousin  religieux. À l'opposé je cultive le doute, source de la quête sereine bien que douloureuse d'une vérité insaisissable mais dont l'approche fait ouvrir les yeux sur la complexité des réalités.

C'est pourquoi j'a été atterré par le charivari que les déclarations de Marine Le Pen ont provoqué et dont politiciens, journalistes et autres responsables associatifs n'ont retenu qu'un substantif auquel il ont accolé un adjectif arbitrairement considéré comme sous-jacent. Pourtant, le constat qu'elle a fait de l'état de notre société méritait qu'on s'y attarde soit pour le critiquer soit pour admettre qu'il est juste sans pour autant être d'accord sur les moyens à mettre en oeuvre pour y remédier. Non;   à la place de cela on a sorti des banderoles, lancé des slogans par nature réducteurs qui n'ont d'autre effet que d'éloigner la prise de conscience des réalités et cela pour la seule raison que ces réalités ont été exposées par quelqu'un de "pas fréquentable". Cela pourrait fort bien avoir l'effet inverse de celui souhaité.

Anticonformiste et réfractaire à toute forme d'autorité j'ai dans ma jeunesse été tenté par le mouvement anarchiste mais j'ai gardé le large puisqu'il s'agissait d'un système organisé. Cependant, J'ai toujours voté à gauche, parti communiste (que j'ai quitté après Budapest), puis socialiste mais aussi pour de Gaulle dont je me rappelle avoir défendu la politique étrangère devant une réunion publique du PC. Aujourd'hui j'ai décidé que je ne voterai pas. Je serais tenté pourtant de voter pour Ségolène ou Arnaud Montebourg,  mais à condition qu'ils s'affranchissent du  PS, dont l'appareil mal-viellissant nous donne le spectacle du bal masqué des ambitions personnelles.

 On peut tout de même rêver, non?
(lien)

Publié dans Humeurs

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